La vallée d'Ossau : d'Aüssaü
Culture et Mémoire



DUISABAU MICHEL bulleinfo Duise Ossalois

Joueur de Rugby en nationale - P.U.C bulleinfo Duise Ossalois


    Né à Laruns le 9 janvier 1939, Rue du Port ou rue du col, face au fronton le (blé), et près du ruisseau l'arriu sec, ou dans le temps était également la décharge communale ou tous les enfants au sortir de l'école ou plus souvent le jeudi passait la journée à traîner dans les trous d'eau à pécher la truite ou à chasser avec sa fronde et, à récupérer de vieux bibelots.

    Son frère Jean a suivi le même chemin que son père Paul Duisabau instituteur de Laruns à l'
École primaire des garçons et, sa mère Directrice de l'École des filles également à Laruns.

    Après la fin des études primaire, il prend la direction de Pau au Lycée Louis Barthou, avec son BAC en poche il prend la direction de la Capitale Paris à la rentrée 1958/1959 ou, il est hébergé dans la famille de Jean-François Céréna, et, il intègre l'École spéciale des travaux public.

    Joueur de pelote et sportif dans l'âme il s'inscrit tout naturellement enfant du Sud-Ouest à la section rugby du PUC.
    Il fait ses débuts et joue dans l'équipe "Juniors A" et se fait très vite remarquer par son esprit d'équipe, sa technique, mais aussi par sa roublardise, il devient titulaire indiscutable et, intègre le groupe de l'équipe 1ère jusqu'en 1970.
    Il a été un animateur, le conciliateur, le grand frère pour les jeunes qui intégraient l'équipe. Il a occupé tous les postes des lignes arrières, 1/2 de mêlé, 1/2 d'ouverture, centre, arrière... il rêvait même de jouer au poste de talonneur !...Uniquement pour exciter l'adversaire.

    Les saisons se déroulent dans la routine d'une équipe d'étudiants, avec une vie animée autour du quartier latin, de "Montparnasse", et de la "Coupole", ou les matchs se préparaient dans la joie et la bonne humeur.
   Les résultats en championnat de France sont suffisants pour se maintenir en 1ère division, avec quelques piteuses défaites mais aussi des exploits :
    victoires à TOULON 12-9,
    à DAX 8-0, 8 points de Michel Duisabau, à NARBONNE et bien d'autres.

        Sursitaire militaire. Il rejoint tout naturellement le bataillon de Joinville bulleinfo Soldat-Duisabausection Rugby Cette section vit sa dernière saison 1962 ; avec la fin de la guerre d’Algérie, la préparation militaire qui avait été bien utile aux étudiants du P.U.C. souhaitant poursuivre leurs études et leurs activités sportives avant de faire leur temps sous les drapeaux, n’a plus sa justification dans notre club.

   La grande tournée de l’été 1962 voit les pucistes mettre le cap sur le Japon.

   Le P.U.C. est ainsi la première équipe française à jouer au Japon. Départ le 28 août, 1962 à Orly par le vol Air France n° 372, sous la houlette de Béteille. Après 8 heures de voyage et une escale à Hambourg.
    Nous survolons le Pôle nord et le chef de cabine propose le baptême traditionnel ; en tant que frais émoulu de l’équipe junior c’est Philippe Mayer (endormi) qui est retenu. Encore dans un demi sommeil au moment de la cérémonie, il ne se réveille complètement que tout nu, enduit de miel et recouvert de plumes, pour découvrir qu’il est devenu le premier puciste baptisé au dessus du pôle.
    L'arrivée à Tokyo, le 29 août est triomphale, le 30 et le 31 on réceptionne à tour de bras: garden party au siège du journal Mainichi, réception officielle et fastueuse par le Gouverneur de Tokyo, puis à l’Université. Le soir, visite du quartier populaire d’Asakusa ou le double quintal formé par le tandem Allaire-Tardivel provoque une certaine émotion.
    Le 1er septembre, c’est notre premier match contre Keyo au stade Chichibu, en nocturne devant 20 000 spectateurs. Tout le monde est un peu énervé, et on se pose des questions sur l'adversaire inconnu. Comment va-t-on pousser en mêlée si les japonais se mettent à genoux ? Le plus grand mesure 1 mètre 81 et pèse 78 kg, on risque d’obtenir beaucoup de ballons en touche. De fait le match débute à une allure infernale ; nos adversaires en noir et jaune ressemblent à des guêpes dont ils ont l’agressivité. Nous gagnons 19 à 13, mais nous avons eu très peur.
    Au total, l’équipe dispute 9 rencontres, remporte 7 victoires. fait un match nul et subit une seule défaite (à Fukuoka, contre la province du Kyushu) ; 134 points marqués contre 85.
    Les deux « test-matchs » importants qui opposent le P.U.C. à l'équipe nationale du Japon sont à mettre à notre actif : 9 à 6 et 25 à 11. Contre la sélection nationale universitaire nippone le P.U.C. l’emporte aussi ; enfin contre l’Université de Doshisha, championne du Japon, les nôtres s'imposent encore 14 à 6.
   Les rencontres, toujours très disputées sont suivies par un public nombreux : entre 10 000 et 20 000 spectateurs à chaque fois. Des souvenirs ? D’abord la chaleur humide, les joueurs perdent 4 à 5 kg par match, et puis les splendides paysages : Tokyo, Nagoya, Fukuoka, Kyoto, Osaka, Nara, Tenri...

    Été 1964 : Le 8 août 1964, l’équipe fanion se lance dans une tournée d’été à Madagascar (les circonstances font qu 'il y aura le Kenya par-dessus le marché !).
   Vingt-cinq beaux gosses dirigés par Paul Haennig et « managés » par André Siné. Âge moyen de l’équipe : 23 ans (en comptant le « vieux » directeur technique !).

    Niveau culturel élevé : un Docteur en géologie, un physicien de Normale sup', un élève de l’École des Mines, deux Centraliens, un ingénieur E.T.P., un licencié ès lettres. des Sup’de Co, des « cerveaux musclés » de L‘E.N.S.E.P., un dessinateur de talent, les habituels ratons laveurs et un directeur de tournée avocat à la Court d’Appel de Paris.

    « A l‘intention de ceux qui pensent que la pratique du sport de compétition à haut niveau est incompatible avec la poursuite de bonnes études, on peut rappeler que notre deuxième ligne Pierre Broche, 1 mètre 93 et 98 kg, agrégé de l'Université, est entré 14 ème à l’École Normale Supérieure (sciences) et, dans la foulée, 7 ème à l’École Polytechnique et 9 ème aux Mines... C’est pas pour nous vanter mais quand même ! »

    L’accueil Malgache est rustique mais gentil (et bien épaulé par l’Ambassade de France), et la partie touristico-socio-cuterelle très réussie, riche en odeurs, en goûts, en chaleur et en sympathie : promenade aux chutes et rapides d’Andramasina visite passionnante au Tsimbazza (centre de recherche scientifique), excursion sur le site de la ville fortifiée de « Le Rova » emplettes au « Zoma », l’immense marché du vendredi.
    Car les pucistes ont reçu de l’argent... pas sans mal, mais on n'a rien sans rien ! « Popaul » Haennig, après maintes et vaines réclamations s’est rendu chez le président de la Fédération Malgache de Rugby, un aimable collègue à lui, avocat et bâtonnier à vie, dans l’espoir d’obtenir la part des recettes due au P.U.C.. Lequel bâtonnier a persisté à ne rien vouloir entendre. Sur quoi Haennig, ayant fermé le bureau présidentiel à double tour, a plaidé la cause des pucistes avec des arguments dignes d’un Corléone, affirmant avec conviction qu’il ne sortirait pas avant d’avoir obtenu satisfaction. Ce qui fut fait ; le directeur de tournée est reparti avec des billets pleins les poches et la considération des huissiers de la fédération, laissant derrière lui un bâtonnier consterné et cherchant vainement sa clef.
    Le côté sportif doit tenir compte du fait que le rugby Malgache est un rugby en vase clos ; le P.U.C. trouve en face de lui des adversaires virils, parfois hargneux et surtout peu au fait des règles (et de l’esprit) du jeu ! La tactique préférée est le « coup de pied au soleil » sous lequel défile une meute d’avants résolus... Cinq matches, quatre victoires et un nul, un arbitrage approximatif (et quelquefois scandaleux !), un public copieux (6 000 à 10 000 spectateurs par match) et passionné, un service d’ordre inexistant. Le match contre les champions de Madagascar, le « Stade de l’Emyrne », joué à Tananarive contre une équipe qui essaie vraiment de pratiquer un rugby offensif, est très satisfaisant et suscite l'enthousiasme des 10 000 spectateurs, en revanche le dernier match à Tamatave voit le public débouler en force sur le terrain cinq minutes avant la fin.

Les supporteurs de Tamatave attendaient les pucistes avec des...machettes, et la ferme intention de venger un rugbyman malgache décédé accidentellement en France trois ans auparavant ! Vers la fin du temps réglementaire, une foule surexcitée envahit le terrain obligeant les pucistes à « former le carré ». C’est une équipe très soudé (au sens propre comme au figuré !), emmenée par son courageux directeur descendu des tribunes pour se porter à la rescousse, qui finit par regagner son autocar « à l’intimidation » et sous une grêle de cailloux. Soulagement, et grosse colère de Popaul ! Résultat, le « test-match » prévu contre la Sélection Nationale Malgache est annulé pour des motifs de sécurité, ce dont les pucistes profitent pour visiter Antsirabé.

   L’Équipe, frustrée d’un match trouve le moyen de se faire inviter au Kenya, où elle débarque le 1er septembre. C’est le rêve touristique et sportif. Sur le terrain, contre les Arlequins du Kenya (victoire puciste 19-6), puis contre la Sélection Nationale kényane (match gagné par le P.U.C., 22-11), c’est la saveur du rugby « à la British » succédant au rugby « de tranché » des Malgaches. Côté « safari », l’équipe est subjuguée par le national park et les grandes réserves d’Ambroselli au pied du Kilimandjaro, émerveillée par les buffles, les éléphants, les zèbres, et impressionnée par les chasseurs Masaï.

   De nombreux internationaux français sont passés par le club, comme Jean-François Gourdon, David Aucagne, Arthur Gomes, Dimitri Yachvili, Antoine Burban, Wesley Fofana ou Paul Gabrillagues.    

    A une époque ou les équipes du PUC de tous les sports étaient parmi les meilleures de France, il était l'animateur de toutes les fêtes et cérémonies, ainsi que les soirées d'après Matches.
    Pendant ses études et jusqu'à son mariage il habitait rue Bréa à Montparnasse et pour préparer les matchs nous nous retrouvions, avec les habitants de Bullier : (cite universitaire bd St Michel)
   Martin, Michaudon, Hall, Cormack, Blachon, a la "Coupole" ou au "courrier de Lyon", pour des soirée qui n'étaient pas toujours très diététiques, et folles en couleurs.
    C'est ainsi qu'accompagnant une tournée de l'équipe 1ère en 1984 en Nouvelle Zélande et SINGAPOUR, il a remplacé au pied levé un blessé, faute d'autre joueur valide. Il joua son dernier match il avait 45 ans.
   La cinquantaine passée, nous nous retrouvions pour des tournoi de pétanque ou des escapades touristiques et gastronomiques en Béarn ou au Pays Basque.

      Il s'est éteint le 28 janvier 2026 à l'âge de 87 ans


puce Sources
  • 100 ans de PUC, Paris Université Club, 1906-2006
Galerie photos Matches
La Chanson du PUC
Bilan du P.U.C-Omnisports
Bilan du P.U.C-Rugby
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