La vallée d'Ossau :              
                 Culture et Mémoire



D IU D'AQUERES MOUNTANHETES

Diu d'aqueres mountanhetes
Qui tan cargades soun de neou
La beutat que si passeje
L'entour deu jardi d’amou
Qui la noeyt si fresqueje

Jou'm rejouechi, beroujine
Quoan jou te poudi bede
Quoan jou toqui tas manètes
Tas poupetes e touns oelhous
Causem mille embejetes

Lou to peü heyt en cadenes
A jou m'a clabat lou cô
Jou qu'en ey pergut l’alene
Chens menti joum baü mouri
Si nou'm tires de pene

Quin bos que jou que’t gouarechqui
Jou nou counechi lou to maü
Lou surgent l'apouticayre
Lou medeci t' ba gouari
Chens te ha soufri goayre.

B’as gran tort dounc tu cruèle
De'm traita dab gran rigou
Si sabès quin souy fidèle
M’aymares chens discountinua
M’aymares pastourelle

Dieu, de ces petites montagnes
Qui de neige sont chargées
La beauté si promène
A l'entour du jardin d'amour
Qui la nuit, se rafraîchit.

Je me réjouis, jolie petite
Quand je peux te voir
Quand je touche tes petites mains
Tes petits seins, et tes yeux
Cela me cause, mille envies.

Ta chevelure tressée
M'a serré le cœur
J'en ai perdu le souffle
Sans mentir, je vais mourir
Si tu ne me tires cette peine.

Comment veux-tu que je te guérisse
Je ne connais pas ton mal
L'officier de santé, l'apothicaire
Le médecin, te guériront
Sans guère te faire souffrir.

Tu as grand tort, toi cruelle
De me traiter avec tant de rigueur
Si tu savais comme je suis fidèle
Tu m'aimerais tout de suite
Tu m'aimerais, bergère.