La vallée d'Ossau :              
                 Culture et Mémoire



E N REBIENEN DE L'ARMADA

En rebienen de l'armade (bis)
De l'armade de Paris (bis)

Rencountrey ma bien aymade
Soule aü débat d'u sapi.

Qu'eü digouy moun adourade
Si'p en soubiénets de mi

N'ey pas l'aünou de'p counéché
Ni de'p abé jamés bist .

B'abets praübe la soubénenço
Ou que nou'n boulets lou dit.

Boste loengage m'estoune
Moussu qu'ets drin trop hardit.

Ni de bous ni de persoune
Nou s'occupe moun esprit.

Be'n ets doun hère cruelle
Bous qui nou'm boulets aüdi

La bouts deü qui'p ayme hère
E qui hets tan soufri.

Si nou dats boste tendresse
Que'm mourirey de chégri

Abans bous b'an passat hère
Lous qui de chégri ban mouri

Toutu si n'y a passat hères
Deben counéché lou cami.

En revenant de l'armée
 De l'armée de Paris

Je rencontrai ma bien aimée
Seule sous un sapin.

Je lui dis : Mon adorée
Vous souvenez-vous de moi ?

Je n'ai pas l'honneur de vous connaître
Ni de vous avoir vu.

Que vous avez pauvre souvenance
Ou vous n'en voulez pas le dit.

Votre langage m'étonne
Monsieur vous êtes un peu trop hardi

Ni de vous ni de personne
Ne s'occupe mon esprit.

Que vous êtes donc cruelle
Vous qui ne voulez pas m'entendre.

La voix de celui qui vous aime beaucoup
Et que vous faites tant souffrir.

Si vous ne me donnez pas votre tendresse
Je mourrai de chagrin.

Avant vous, il en est passé beaucoup
De ceux qui de chagrin vont mourir.

Pourtant s'il en est passé beaucoup
Ils doivent connaître le chemin.