La vallée d'Ossau :              
                 Culture et Mémoire



L OU LOUNG D'AQUERE AYGUETTE

Lou loung d'aquere ayguette. (bis)
Pastou deu bourdalat. (bis)

E'm aurets bist soulete. (bis)
Per cadsus ou capbach. (bis)

La mes bere anesquete. (bis)
De tout lou me cledat. (bis)

Ere be'n ère bère. (bis)
E joene coum la flou. (bis)

De la rose nabère. (bis)
Que'n abè la frescou. (bis)

Nou james sus la terre. (bis)
Nou bin tan bère flou. (bis)

Chens trabe ni cadene. (bis)
La dechabi praubet. (bis)

Dessus aquere pene. (bis)
Pèche lou serpoulet. (bis)

Lou banech e la brane. (bis)
Tabe lou menudet. (bis)

Mes , ailàs, quine péne. (bis)
Quan me soy bist soulet. (bis)

Si l'ingrate fourtunade. (bis)
La'm rabech per jamey. (bis)

De la bite impourtune. (bis)
Nat cas jou nou harey. (bis)

E den moun infourtune. (bis)
De mourri qu'aymi mey. (bis)

Le long de cette eau. (ruisseau)
Bergers du hameau
.

N'auriez-vous pas vu, seulette,
Par en haut ou en bas,

L'agnelette la plus belle.
De tout mon enclos ?

Elle était belle.
Et jeune comme la fleur.

De la rose nouvelle.
Elle avait la fraîcheur.

Non jamais sur la terre.
On ne vit si belle fleur.

Sans entrave et sans chaîne.
Je la laissais, pauvret,

Sur cette cime.
Paître le serpolet
.

La réglisse et la bruyère.
Et aussi le muguet.

Mais, hélas, quelle peine.
Quand je me suis vu seulet.

Si l'ingrate fortune.
Me la ravit à jamais.

De la vie importune.
Je ne fais aucun cas.

Et dans mon infortune.
Bientôt je mourrai.