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Le Berger.
Quel bonheur, quel sort glorieux Nous annonce-t-on dans ces lieux ! Se peut-il bien que l'Eternel Descende du ciel Dans un corps mortel, Pour sauver Israël ? Bergers, quittons notre troupeau ; Allons voir cet enfant nouveau.
Le Berger.
Ange du ciel, dans quel beau lieu Trouverons-nous ce Fils de Dieu ! Quel Louvre heureux contient tant d'attraits ? Quel est le palais Qù le Dieu de paix Etale ses bienfaits ? Au même instant nous irons tous Nous prosterner à ses genoux.
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L'Ange.
Bergers, quel mystère d'amour Vous viens-je annoncer en ce jour ! Le Rédempteur qui vous est donné, Ce jour fortuné, A Bethléem est né ; Un Dieu s'est incarné : Courez avec empressement Adorer ce divin Enfant.
L'Ange.
Oui, bergers, le Christ attendu Du haut des cieux est descendu : Il abolit, malgré les enfers. Les crimes divers De tout l'univers Dont il brise les fers. Ah ! que cette insigne faveur Doit exciter notre ferveur !
L'Ange.
De Dieu les desseins éternels Diffèrent de ceux des mortels : Pour subvenir à notre besoin. Il naît dans un coin Sur un peu de foin, Sans toit, sans feu, sans soin : Pour mettre fin à vos maux, Il naît entre deux animaux.
L'Ange.
Entendez, bergers, quel séjour Lui fait choisir un tendre amour : Pour nous laver de l'iniquité, Ce Dieu de bonté, Par humilité, Prend notre humanité. Allons à ce divin Sauveur Faire hommage de notre coeur.
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