La vallée d'Ossau :              
                    Culture, et Mémoire.




L'Énergie Électrique
Chronologie



     Les préliminaires :


ès 1912, Mr Eydoux, qui est ingénieur Voie et Bâtiments à Tarbes, étudie un projet d'équipement de la vallée d'Ossau, à l'amont de Laruns, avec trois chutes.

En 1913, il n'était prévu qu'une centrale appelée Soussouéou, avec un réservoir de 20 millions de m3. Mais Eydoux a examiné comment réaliser un équipement plus rationnel, dans l'esprit de la loi du 16.10.1919, mais bien avant sa promulgation.
     La commune de Laruns est saisie et le conseil municipal en délibère le 9/2/1913.

     Un an plus tard, Eydoux écrit à son directeur Paul, le 9/4/1914 que Laruns a des prétentions excessives, et, en 1915, il avertit que cette commune est en pourparler avec un "aménageur" d'Angers ; en 1916, c'est avec un Mr Louis, du Morbihan.

     Eydoux proteste : Paul saisit le préfet.

     En 1917, la Compagnie du Midi accepte de prévoir dans la haute vallée un tramway qui servira pour les chantiers. En mai 1917, Eydoux crie au secours : il n'a pas les moyens d'étudier à la fois le tramway, les usines hydroélectriques, et de diriger les autres chantiers en cours.
     Avec Laruns, un accord est conclu par Mr Bachellery en octobre 1917, confirmé par Paul.

     En 1917, le Conseil d'Administration du Midi accepta le projet de trois usines.

        Les chantiers :

    Les marchés de construction sont préparés en 1918 tandis qu'une décision ministérielle du 8.4.1919 approuve l'aménagement.
     Le 10.12.1919 le marché de travaux est passé à Thévenot, président des Grandes Entreprises Médionales et celui du gros matériel aux C.E.F.
     Le matériel, dans l'esprit du Midi, devait être standardisé : les 13 alternateurs de l'Ossau développent une même puissance de 8 000 kVA et sont soumis à un cahier des charges unique.
    Pendant que s'effectuent les travaux, il y a de longues discussions avec les autorités de tutelle au sujet du financement, des énergies réservées, de l'imputation des dépenses, de l'énergie excédentaire... et avec les autorités locales.

     Dès le début de 1920, les Grandes Entreprises Méridionales s'installent sur les sites des trois centrales, avec un parc de matériel à Laruns.
     On verra Thévenot pendant 10 ans tracer la vallée de bas en haut et de haut en bas, "bousculant les brebis avec sa torpédo rouge de 40 CV..." (dit Mr de Chalus), contrôlé de près par Leclerc du Sablon, tout jeune alors, mais grand montagnard, à qui aucun détail de prise d'eau, même d'accès difficile, ne peut échapper.
     En 1921, le bâtiment de l'usine du Hourat est terminé ;
    à Miègebat, la galerie d'amenée en charge (faible charge) est en cours, et le câble de service de l'usine d'Artouste à Sagette (au sommet des conduites forcées à l'altitude de 1 906 m) est en service.
     Le percement de la galerie vers le lac d'Artoute est commencé ainsi que la pose de la voie ferrée d'écartement 0,50 m avec des rails de 9 k au m.
     Eydoux avait pensé réaliser une galerie en charge depuis le lac. Il fit faire des essais à Laruns en 1922 sur un canal en béton sous 9 bars : les résultats furent mauvais et il n'insista pas.

     Dès 1924, une percée sous lacustre à - 15 m est réalisée ; en 1925, une seconde à - 30 m ; et, en 1926, la côte de - 49 m en dessous du seuil de déversement naturel du lac est atteinte.

     Le Hourat est mis en service en 1925 avec :
     5 groupes à axe horizontal Turbines Francis CEF (Constructions électriques de France à Tarbes), alternateurs de 8000 kVA CEF, sous une chute brute de 212 m, avec une galerie de 5800 m en charge, et deux conduites forcées.
     Miegebat fournit des kWh le 24/2/1927 ; la chute brute est de 400 m et la longueur du canal d'amenée en charge depuis le bassin des Alias (bassin de restitution de l'usine d'Artouste) de 7900 m. L'équipement comprend 5 groupes à axe horizontal avec turbines Pelton CEF et alternateur CEF de 8000 kVA.

     La galerie de 8 km de la Sagette au pied du lac d'Artouste se poursuit, tandis qu'on se résout, à cause des mauvais terrains, à réduire le volume de la chambre d'eau de Sagette à 2000 m3 , au lieu-de 5000 initialement prévus.
     Au lac, on coule du béton pour le barrage-poids, haut de 22 m, appuyé sur un beau granit à amphiboles (l'étude avait été effectuée par le Service Technique pour l'industrie), avec une faille au point bas.
     Une galerie en charge est commencée pour amener les eaux du Bious, affluent rive gauche, dans le bassin des Alias et les turbiner à Miègebat.
     Au Hourat, un incident de ventouse fait aplatir une conduite forcée sur une longueur de 70 m, tandis que l'usine est inondée par une crue de l'Arieusec (petit torrent qui longe le poste extérieur à haute tension, juste au nord) en 1928.
     La construction du barrage d'Artouste est achevée à l'automne 1929, mais dès février l'usine a pu tourner ; elle est équipée de 3 groupes à axe horizontal turbines Pelton CEF, alternateurs Thomson de 8000 kVA.
     La chute brute est de 760 mètres et le débit total (celui de la galerie Artouste-Sagette) de 4,1 m3 /sec.
     Dans la chambre souterraine, sous le lac, l'énergie de l'eau est brisée par un champ de rails plantés verticalement à la sortie du bouchon.
     La galerie Artouste Sagette reçoit les eaux des petits torrents du Lurien, d'Arrouy, d'Ormiélas qui s'écoulent normalement vers la chambre d'eau, mais une vanne placée à Ormielas, peut fermer cette galerie à faible pente et refouler l'eau jusqu'au pied du lac.
     Trois pompes la reprennent, lorsque les apports sont élevés, et la déversent dans le lac.

     Les manœuvres nécessaires, ainsi que l'ouverture des robinets, sont effectuées par les gardes vannes : ils sont deux, et l'un d'entre eux est relevé tous les 15 jours en passant par la galerie (en hiver) dont la vidange est difficile lorsque la vanne d'Ormiélas est fermée (uniquement au printemps au moment de la fonte des neiges).

     En souvenir de cette grandiose réalisation de l'Ossau, un buste de Mr Teissier, Président du Midi, est érigé en bordure de la route nationale du Pourtalet.

     En 1931, un téléphérique Bleichert (acheté au titre des réparations allemandes, et payé à l'Etat) facilite l'accès à la Sagette, et au lac.

     Il est ouvert aux touristes en 1932.

     A plusieurs reprises, les années suivantes, il faut réparer par soudure des fuites aux conduites d'Artouste et en particulier aux joints. Des injections sont également nécessaires dans les galeries, les chambres des robinets (au sommet des conduites forcées de Miègebat et du Hourat) et au bouchon du pied du lac d'Artouste.

     Fabrèges :

     En 1939, il avait été décidé de réaliser Fabrèges : un barrage à 1 km à l'amont d'Artouste et un groupe placé tout près de la centrale, déversant son eau dans le bassin des Alias.
    La guerre facilite les démarches.
     En 1940, le barrage est étudié par Coyne : barrage voûte de 51 mètres qui oblige à dévier la route du Pourtalet.
     Dès le 11/5/1940 une décision ministérielle donne la DUP et l'ordre d'éxécution d'urgence.
     La galerie en charge est terminée en 1942, mais la construction du barrage freine : peu de ciments et de qualités inégales, un personnel des entreprises instable, peu qualifié, insuffisant ...
     L'usine tourne au fil de l'eau en mars 1946 : groupe à axe vertical avec turbine Francis (pour 10,8 m3 /sec) et alternateur de 10500 kVA ; chute brute de 111 m avec galerie d'amenée de 1200 m.
     Le réservoir retient jusqu'à 6,7 millions de m3, ce qui est très peu.
     Le barrage est mis en eau le 14/5/1947. Il est équipé de témoins sonores qui après quelques années, seront muets ...

     Le Bious :

    Des sondages ont lieu dans le site du Bious (affluent rive gauche du gave d'Ossau, qui coule au pied de la face nord du pic du Midi d'Ossau) en 1946 et 1947.
    On hésite sur la hauteur à donner au futur barrage, entre des altitudes s'échelonnant de 1395 à 1420 m. Le chantier du barrage est différé, celui de la galerie attaqué.
     En 1948 une petite centrale au pied du lac d'Artouste, dans la chambre souterraine, évite de perdre l'énergie qu'on dissipait dans les champs de rails ; avec 2 groupes à axe horizontal, turbine Francis - alternateur de 1300 kVA, elle peut atteindre cette puissance lorsque le lac est plein (chute brute de 73 m, débit de 4,1 m3 /sec).
     En 1949, une pompe de 3 m3 /sec est placée dans l'usine de Fabrèges : on pensait refouler en heures creuses de l'eau dans le réservoir ; mais ce dernier est trop petit et la pompe n'a jamais servi.
     L'altitude de la retenue du Bious est fixée à 1420 m, en accord avec l'administration. Le 24/5/1950, la galerie (en charge) terminée, le groupe turbine Francis, alternateur de 10 000 kVA (chute brute de 280 m, débit de 4 m3 /sec, galerie de 4 km) à axe horizontal est mis en service dans l'usine d'Artouste, à la place de groupes auxiliaires reportés au sous sol.
     La galerie, peu après le départ du lac est suivie d'une conduite forcée horizontale de plusieurs centaines de mètres, au flanc d'une montagne boisée. Les terrains glissent et obligent à de fréquents "recalages" de la conduite.
     Les fouilles du barrage commencent ; l'appui rive droite, dans des schistes à pandage presque vertical, nécessite des fouilles profondes ; côté digue, on ne trouve pas le rocher, ce qui conduit, après quelques hésitations, à fixer la retenue à l'altitude de 1416 m.
     Le bétonnage s'étale de 1954 à 1957, et le remplissage commence le 15 mai 1957.

     Suite des travaux :

      Un accident se produit en 1950 au téléphérique Bleichert et un touriste est blessé.

     L'année suivante, 1951, l'eau de Migouélou (vallée d'Arrens) arrive dans le lac d'Artouste par une galerie à écoulement libre traversant la montagne à l'aval du barrage et par une seconde, rive droite, en pente vers l'amont du Soussouéou jusqu'au lac. Sur son passage, cette galerie collecte les eaux des ruisseaux de la Lie et de Palada ; elle a été prolongée vers l'aval du Soussouéou, en remontant pour capter deux autres petits torrents : Milhas et las Tourettes.

      Castet :

     Les études du bassin de compensation de Castet sont effectuées par la Société des Travaux de montagne a la commande du barrage en 1952, tandis qu'on perce encore la montagne vers la vallée d'Arrens, au dessus du lac d'Artouste.
     On avait envisagé deux turbines Kaplan pour la chute de 7 m de Castet ; mais Neyrpic proposa d'essayer deux groupes bulbes de 800 kVA, avec alternateurs immergés, qui tournèrent le 27/7/1953.
     L'usine est télécommandée depuis le Hourat. On constate un envasement du bassin de 380 000 m3 après seulement 30 ans ; et les lâchures à faire de nuit pour les usagers aval (lorsque les usines amont sont arrêtées) deviennent aujourd'hui difficiles à réaliser.

      Toujours des travaux :

     Les eaux des trois ruisseaux de Batbiel, Batcrabère et l'Arailhé sont amenées depuis la vallée d'Arrens dans le lac d'Artouste par une galerie à écoulement libre de 3350 m percée dans un bon granit et terminée en 1955.

     Des chantiers sont ouverts un peu partout à cette époque :

    - la construction du barrage du Bious
    - la captation pour Miégebat des ruisseaux rive gauche : le Bitet, Gaziès et Sesques, pose d'une conduite forcée et installation d'un groupe de 25000 kVA dans le prolongement de l'usine.
     - Le début du percement de la montagne entre le Soussouéou, au pied du lac d'Artouste, et le Haut Brousset, pour l'usine de Pont de Camps
     - La construction d'un 2ème téléphérique (un Applevage) de l'usine d'Artouste à la chambre d'eau de Sagette, pour faciliter les transports vers le barrage (achevé en 1958)
     - Le démarrage des travaux de Geteu, à l'aval du Hourat.
     Des projets sont à l'étude : un grand barrage d'Artouste et l'aménagement du Haut Brousset, à l'amont de la retenue de Fabrèges.
     En 1957, l'adduction du Bitet à Miègebat, avec un groupe à axe vertical, turbine Pelton Neyrpic et alternateur de 25000 kVA, est terminée
     L'institut Electrotechnique de Toulouse avait étudié les modifications que cette adduction complémentaire de 4 m3 /sec entrainait à la cheminée d'équilibre.
     Rive droite, l'eau d'une petite grotte, dite grotte des Eaux chaudes (débit à peu près constant de 500 lit/sec), découverte par le chef d'usine, Mr Semeteys, est captée.

     Ponts de Camps :

    L'attaque de la galerie en charge de Pont de Camps s'effectue en 1955 par l'amont, à partir de la chambre souterraine d'Artouste, pendant qu'on prépare, dans la vallée du gave du Brousset, à l'amont de Fabrèges, les fondations de la centrale et la construction d'un téléphérique définitif qui desservira la chambre des robinets (au lieu dit Gabardère à 1972 m), après avoir été utilisé pour l'attaque aval de la galerie.
     Des venues d'eau de plus en plus importantes se produisent à l'amont ; la galerie est bien entendu en pente vers l'aval ; elle est inondée et il faut l'abandonner à 800 mètres du départ (percement effectué jusque là dans un bon granit). On ne commencera à l'aval que lorsque le téléphérique sera terminé.
     En 1956, EDF demande d'agrandir la galerie pour admettre un débit de 12 m3 /sec, au lieu de 6, car elle veut placer dans Pont de Camps un deuxième groupe identique à celui de la SNCF. Elle paiera le supplément de dépense. Ce groupe ne sera jamais installé, surtout à cause de l'évacuation de l'énergie en 150 kV.
     La galerie de Pont de Camps a beaucoup de malheurs : un accident se produit en Août 1957 en arrivant dans une zone d'altération sous-glaciaire.
     La galerie est brusquement envahie par des quartzites fluides. Il faut murer, attaquer en déviation après de longs sondages horizontaux, en ayant pris l'avis du géologue connaissant bien l'Ossau (Mr Feugueur, du BRGM) et d'ingénieurs EDF.

    Résultat : 8 mois de perdus et des dépenses supplémentaires. En 1959, il y aura encore de terribles venues d'eau qui retardent la perforation.
    Les revêtements de cette galerie de 3800 m ne seront terminés qu'en 1962. Il a fallu plus de 6 ans pour cet ouvrage et les prévisions de dépense ont été triplées.
     Ce qui ne plut pas du tout au Directeur des Installations Fixes, de qui dépendait le Service de l'Energie Electrique. Heureusement, à la même époque, la SNCF perçait le tunnel de Monaco : il y eut des ennuis avec une "roche fluante" et le montant de la facture présentée au Prince Rainier atteignit le triple du devis ...

     Un ruisseau, le Lurien, a été capté à 2114 m et introduit dans la galerie par un puits foré vertical de 200 m.
     Le bâtiment de Pont de Camps est très grand : il devait recevoir le groupe de 42500 kVA SNCF (axe horizontal, 2 turbines Pelton Franco-Tosi à 2 jets de 3,2 m3 /sec, encadrant l'alternateur Jeumont, chute brute de 740 m) mis en service le 3/7/1962, un groupe EDF (resté "fictif") et un groupe triple : turbine sur la chute du haut-Brousset, alternateur et pompe pour refouler dans le "Grand Artouste", groupe, lui non plus, jamais installé.
     A l'usine d'Artouste on refait la salle de commande en réalisant l'automaticité des groupes en 1961.
     Depuis la mise en service de Pont de Camps, Artouste tourne très peu ; presque uniquement avec les apports dans la galerie du lac à Sagette.

     Geteu :

     La perforation de la galerie qui part de l'usine du Hourat avec la suppression des eaux de la cascade du Hourat, n'a pas présenté trop de difficultés, malgré sa grande section : 6 m2 (le débit d'armement est de 26 m3 /sec) et sa longueur : 3400 m.
     A la demande de la Commission des Sites, la conduite forcée de cette petite chute de 51 m de hauteur brute a été enterrée ainsi que le bâtiment d'usine. Placé au bord du gave d'Ossau, ce bâtiment baignait dans la nappe phréatique et il a fallu procéder, avec succès, à un rabattement de nappe au moyen de 30 petites pompes Alta qui ont tourné près de 18 mois sans arrêt.
    La composition du béton des parois a été spécialement mise au point pour que les murs soient étanches.
    L'usine a 2 groupes à axe horizontal : turbines Francis Neyrpic et alternateurs de 5000 kVA ; elle est télécommandée depuis le Hourat.
    L'équipement électromécanique de Pont de Camps et Geteu, étudié et commencé par l'équipe parisienne de Mr Faral, a été achevé par cette même équipe malgré son passage à EDF le 1er Janvier 1961.

      Fin des grands travaux :

    Pour le projet du grand Artouste et du Haut Brousset, des travaux préliminaires ont été effectués : construction d'un téléphérique de chantier à Soques,
    Remplacement des rails de Sagette au lac par des rails de 20 kg par mètre, sondages de reconnaissance de Mr Feugueur (du BRGM).
     La commande du barrage du grand Artouste était prête mais l'incidence de la note bleue EDF (au début des années 1960) ainsi que celle du nouveau contrat EDF-SNCF pour l'achat des kWh par EDF (en 1961) firent tout abandonner au début de 1961, malgré des rectifications variées pour diminuer le coût de cet aménagement.
     La percée sous la-custre du petit lac d'Arremoulit, dans le cirque de montagnes surplombant Artouste au sud, et une petite digue construite sur le seuil de ce lac, augmentent la capacité du lac d'Artouste de 1,4 million de m3 en septembre 1962.
    Il faut ouvrir la vanne sous Arrémoulit au début de l'hiver, dès qu'Artouste a un creux d'environ 2 millions de m3, et la fermer fin juin, au moment de la fonte des neiges (l'accès est parfois délicat).
     La galerie de la rive droite du Soussouéou est prolongée une nouvelle fois jusqu'au ruisseau d'Estibère en 1964. C'est le dernier investissement dans la vallée, et la galerie rive droite a 4150 m.

     Evénements divers :

     Un train Sagette Artouste déraille en 1964, faisant quelques blessés légers. Des mesures sont prises pour en éviter le renouvellement.

     En 1965, grâce à l'accord d'EDF, les gardes vannes sont supprimés à Artouste lac.

    Si Pont de Camps est arrêté pour travaux ou incident, la SNCF s'engage à envoyer aussitôt deux agents pour ouvrir les robinets et turbiner avec la vieille usine d'Artouste. Cette sujétion disparait lorsque l'ensemble de la vallée est télécommandé.
     La turbine de Pont de Camps a une puissance insuffisante. Après avoir supplié Neyrpic pendant 3 ans, le constructeur accepte d'étudier et de fabriquer une nouvelle roue qu'il place dans la bâche de Franco-Tosi (en la retouchant à peine). En 1967, la puissance maximum est augmentée de près de 3 % et le rendement amélioré aux fortes charges.

     Au début de l'hiver suivant, une station de ski, dépendant de la commune de Laruns, est ouverte au long de notre voie ferrée Sagette-lac et dans la vallée du Sousouéou.

    Elle utilise notre téléphérique, et notre petit train sur 1 km.

     Renouvellement :

    En 1969, de grands travaux recommencent :

    Remplacement des 5 vieux groupes de Miègebat par deux de 27000 kVA : groupes à axe vertical avec turbines Pelton Neyrpic et alternateur commandés à Fives Lille, construits et livrés par CEM, ce qui ne leur a pas porté chance. Le débit d'armement, à l'achèvement des travaux en 1971, est de 24,5 m3 /sec.
     Deux incidents sur le collecteur obligent de le remplacer entièrement en 1972 et 1973.
    Miègebat est télécommandée depuis le Houat en 1973, et l'ensemble de la vallée en 1974.
    Cette dernière année, les trois pompes d'Artouste lac sont remplacées par deux modernes et télécommandées, ainsi que la vanne d'Ormiélas.
    Ainsi les différentes manœuvres dans la chambre souterraine : pompage, turbinage, lâchures vers Sagette peuvent être effectuées depuis l'usine l'Artouste.
     Le poste à 10 kV du lac est modernisé.
     Le groupe 1 du Hourat est déposé en 1975 ; le nouveau groupe de 25000 kVA produit des kWh en octobre 1976, et un second en novembre 1977 : ce sont des groupes à axe horizontal, à turbines Francis doubles Neyrpic. Le débit d'armement de la centrale est ainsi porté à 26 M3 /sec, comme celui de Geteu.
     Le groupe du Bious a un débit trop faible : on le remplace par un groupe à axe horizontal turbine Francis Neyrpic et alternateur de 1 4000 kVA en 1982. Le nouveau groupe est placé dans une fosse dans la cour de l'usine et gagne un peu en hauteur de chute.
     Les productions moyennes annuelles des équipements de l'Ossau sont les suivantes, en millions de kWh et, avec les débits réservés actuels :

     Pied de Lac d'Artouste : 0,8
     Miègebat : 286,4
     Pont de Camps : 66,2
     Le Hourat : 181
     Usine d'Artouste : 11,2
     Geteu : 37
     Bious : 38
     Castet : 7,0
     Fabrèges : 29

      Soit au total 657 millions de kWh, 37 % de la production de la SNCF.


   Sources

  • S.H.E.M. département de l'énergie hydroélectrique , échelon de Toulouse. "Vallée d'Ossau, caractéristiques des installations, chronologie"
  • Photos, Shem, Collections particulières A Casadebaig, A Fontorbe.


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