LES SAINTS POPULAIRES
en Béarn

Fêtes de la Vierge et des Saints

Nouste-Dame (Notre-Dame, la Sainte Vierge)

Notre Dame du Hourat, photo B Cauhapé

   Ce mot Nouste-Dame désigne plus particulièrement la fête de l' Assomption (15 août), mais il est employé aussi pour les autres fêtes de la Vierge. On dit : Nouste-Dame de Mars (L'Annonciation); Nouste-Dame de Sétéme (Nativité); Nouste-Dame de la Candélère (Purification).
  • Patience de sent (Patience de saint) pour dire une patience extrême.
  • Que hartarés u sent ( Tu fatiguerais un saint) dit-on de quelqu'un qui est insupportable
  • Touts lous sents que bolen luts (ou) candèles (Tous les saints veulent de la lumière (ou) des cierges). Si on veut obtenir l' appui d' une puissance, il faut lui faire honneur.
  • A cade sent la soue candèle (A chaque saint sa chandelle). Pour dire : à chacun son dû.
  • On raconte l'histoire facétieuse du curé qui encensait le jour de la fête patronale la statue de Saint Michel ; au pied de l'archange le démon terrassé. Le sacristain, qui accompagnait le curé, lui dit en lui montrant l'ange déchu :
    " E d'aqueste nou ne dat pas ue humade ?
    - Malurous, répond le curé, qu'ey Couhet.
    - Nou sabèm pas de qui poudèm abé besougn, réplique le sacristain, e drin de hum nou goaste pas arré."
    (Et à celui-ci, vous ne donnez pas un coup d'encensoir ?
    - Malheureux ! que penses-tu , c'est le diable. - Nous ne savons pas de qui nous pouvons avoir besoin, et, après tout, un peu de fumée ne gâte rien).
  • Que cau pourta lou candelou, oun a cadu la debouciou. (Chacun doit porter sa petite chandelle là où se trouve la dévotion). Chacun a ses préférences.
  • Nou minyen pas lou Sent abans deu tiene (On ne mange pas le Saint avant de le tenir). Allusion à la fête patronale d'un Saint : on ne peut pas faire le repas de la fête avant l'incidence de cette fête . On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir pris.
  • A heste annau, quauqu'arré de nau, lou qui mey nou pod, au mens u praube esclop. (A la fête annuelle, quelque chose de neuf ; celui qui ne peut pas davantage, au moins un pauvre sabot).Allusion à un usage ancien, de caractère superstitieux, peut-être, qui consistait à procurer un objet neuf pour chaque membre de la même famille, à chaque fête solennelle.
  • En debaran, tous lous Sents qu'ayden (Quand on descend), chose facile, tous les Saints portent secours).
  • Nou deshabilhet Sent Yan ta abilha Sent Pierre (Ne déshabillez pas Saint jean pour habiller Saint Pierre). Se dit à propos de quelqu'un qui contracte une nouvelle dette pour payer les anciennes, ou qui remédie à un inconvénient en en créant un autre.
  • Santou (Saint) avec une nuance d' ironie.
  • Cadu que prèche per lou sou Santou (Chacun prêche pour son saint, pour sa paroisse).
  • Les fêtes des Saints étaient honorées et nos pères connaissaient exactement leur incidence. Une foule de dictons et de proverbes évoquent les noms des fêtes de certains saints. Chasse, récoltes, soins à donner à la terre, prévision du temps, gastronomie même, tout se mesure et se classe d'après le calendrier des saints et du Calendrier liturgique.

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